Le #ProjetFonteDesGlaces, le tournant…

Pendant un peu plus de 6 mois, j’ai su prendre le dessus sur mes pulsions, sur ma faim dévorante, sur mon besoin viscéral d’être remplie. J’ai réussi à calmer mes émotions autrement qu’avec la nourriture. J’ai appris beaucoup sur mes capacités à reprendre le contrôle de mon corps, je me suis vue plus bienveillante envers moi, envers mon enveloppe… J’ai appris à ne pas me détester lors d’un écart, à accepter une perte modérée ou une légère reprise de poids. J’ai vu comme j’étais capable de volonté et de persévérance. J’ai mis beaucoup d’énergie à préparer des repas équilibré, j’y ai pris plaisir… J’ai commencé à bouger mon corps, à avoir une activité physique régulière même si très modérée (je marche, tous les jours, ce n’est pas grand chose mais c’est toujours mieux que rien).
J’ai vu que je pouvais recommencer à me plaire. J’ai perdu plus de 13 kilos et sans doute autant d’années… J’avais l’air plus jeune, plus épanouie, je me sentais tellement plus jolie. Et le cercle vertueux de l’estime de soi est prodigieux… Plus je me sentais jolie et plus j’avais envie de l’être, et plus mon entourage, connu ou inconnu, remarquait le changement.

En parallèle de ces modifications physiques et concrètes, un tourbillon s’est ouvert dans mon esprit… Je ne pouvais plus contrôler ni apaiser mes émotions par la nourriture et je me suis retrouvée envahie de sentiments très désagréables… La colère en premier lieu. Une colère étouffante, très difficile à endiguer… Plus je me faisais du bien et plus j’en voulais à tous ceux qui m’ont fait du mal. Un à un, des verrous ont sauté. C’est très pragmatique, aucune nourriture ne me remplissait plus, laissant ainsi la place aux émotions, aux pensées encombrantes. Moins je prenais physiquement de place et plus mon cerveau était encombré.
Cela a été un exercice très difficile. C’est devenu totalement insoutenable cet été, quand j’ai pris conscience brutalement des limites de celle que j’ai passé toute mon enfance à adorer. Les limites de son amour pour moi. Son incapacité à me protéger hier comme aujourd’hui. La versatilité de ses sentiments et de ses paroles.

J’ai commencé alors à lutter contre mes envies terribles de manger… Pendant 6 mois, ces envies s’étaient faites de moins en moins pressantes, j’avais commencé à trouver des alternatives. Mais cet été, c’est redevenu une véritable lutte.
Et à la rentrée, avec le rythme infernal en plus des millions de choses à digérer, j’ai abdiqué… La lutte était trop difficile et j’ai repris du poids à la vitesse de l’éclair. Je suis retombée dans tous mes anciens travers.
Chasse le naturel, il revient au galop, me disait-on. On n’a que ce que l’on mérite. Quand on veut, on peut. Mais force est de constater que durant une brève période, j’ai cessé de vouloir, et je n’ai plus été capable de pouvoir.

J’ai regrossi et je prends pleinement conscience de ce qu’être grosse m’apporte. Je me sens protégée, inatteignable. Je ressemble à l’extérieur à ce que je suis à l’intérieur, une personne que personne ne peut aimer, pas même ses propres parents. Je suis punie, je n’ai que ce que je mérite. Je suis en sécurité, loin du regard des autres, loin de leurs déceptions… On sait à quoi s’en tenir avec moi au premier regard, je suis une incapable, une énorme erreur. Je ne risque plus de décevoir personne. Je ne risque plus de perdre l’amour de personne, car je me tiens en retrait de l’intérêt que l’on pourrait me porter.

C’est très violent et injuste. Mais je sais pertinemment que ces mécanismes sont en place depuis ma plus tendre enfance. Je me pliais jadis à toutes les volontés, espérant grappiller ça et là des miettes d’attention et d’amour. J’ai grandi, et j’ai grossi, comme pour défier tous ceux qui prétendaient m’aimer… « Et alors, comme ça, tu m’aimes aussi?? »

Le constat est amer autant qu’il est réaliste. Je ne peux pas m’en sortir seule. Je vais repartir chez Weight Watchers, je vais reperdre du poids pendant 6 mois, un an, deux ans… Et un jour une contrariété viendra me percuter en pleine face et je reprendrai tout ce que j’ai perdu.
J’ai un problème. Certains sont toxicos, d’autres alcooliques, je suis pour ma part une droguée de la bouffe. J’ai des troubles sévères du comportement alimentaire. J’ai cru que j’étais guérie, que je pouvais m’en sortir seule mais je me suis trompée. Je me traîne des casseroles beaucoup trop lourdes à porter. J’ai un tel chapelet de casseroles que j’en découvre un peu tous les jours, dont j’ignorais totalement l’existence la veille.
J’ai besoin d’aide, d’une véritable prise en charge psychologique et médicale de mes problèmes de comportement alimentaire. Mon malaise est trop ancré, trop profond, trop ancien, pour que je puisse m’en sortir toute seule.
Je refuse toujours aussi farouchement la chirurgie bariatrique (pour mon cas, c’est absolument inenvisageable… Ce serait contre-productif…), je dois trouver d’autres voies.

Certains diront que je suis trop faible, que je me cherche des excuses… Qu’ils me jugent si ça leur chante… Mais qu’ils se demandent sincèrement ce qu’ils feraient avec mon sac de gravas sur le dos…
D’autres me diront « on te l’avait bien dit! » et à eux j’aimerais juste dire de faire preuve d’un peu d’empathie… Chacun fait sa route à son rythme, et si je n’étais pas prête à admettre l’an dernier que j’avais un souci qui va bien au delà du poids, si j’étais incapable d’entrevoir que j’étais malade, je le suis aujourd’hui. Et je ne le serais sans doute pas si je n’avais pas fait ce bout d’expérience toute seule.
Je sais que je m’expose ici, je prends le risque de faire face à des remarques blessantes… C’est le lot d’internet.
Je sais aussi que mon témoignage a une portée forte grâce au média que représente mon blog. Et vous êtes nombreux à trouver du réconfort dans mes mots… Je ne suis pas seule, vous n’êtes pas seuls… C’est très réconfortant pour moi de savoir que parler de mes problèmes aide d’autres à en parler aussi. Et c’est surtout réconfortant d’avoir vos témoignages, vos mots gentils, vos encouragements, votre soutien.

Bref, je pars dans une lutte un peu différente. Peut-être plus un chemin qu’une lutte… Un pas vers moi-même. Je ne sais pas trop vers où aller, par quoi commencer. Je ne suis pas très au fait de mes options… Mais voilà. Il n’y aura sans doute plus de bilan exalté ici, pas une réussite franche et massive, ni aucun objectif précis. Je ne serai jamais un exemple de fille qui a perdu du poids en peu de temps grâce à tel ou tel régime. Mon combat prend une tournure moins exaltante, plus longue, plus nébuleuse. Une tournure nécessaire.

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134 Commentaires sur
“Le #ProjetFonteDesGlaces, le tournant…”
  • oui un chemin…un chemin où tu vas te rencontrer, apprendre à t’aimer car tu n’es pas une fille méchante qui mérite ce qui lui arrive non….tu es une victime.
    Après tu t’es caché sous tes kilos…
    beaucoup de personnes utilisent la nourriture, les restrictions alimentaires ou les vomissements pour se protéger, se cacher, se punir…
    Ce sera un long chemin mais un beau chemin…..qui te permettra à la fin de te reconnaître des qualités, de te respecter et de t’aimer!

  • Je crois que tu as bien de la glace à faire fondre, mais peut-être pas celle que tu croyais. Je déteste cette phrase « quand on veux, on peut ». Ca n’est pas vrai. On n’est pas nécessairement en capacité de changer même si on le souhaite au plus profond de nous. Justement parce que notre nous profond est glacé, figé, pétrifié par ce qu’il a tous les messages qu’il a entendu et qu’il a intégré comme vrai. Il y a peut-être une couche de glace entre toi et la petite fille qui habite en toi mais je suis sûre que tu arriveras bientôt à la serrer fort contre toi, comme ton propre enfant. Je te souhaite beaucoup de courage pour pousser tous ces nuages qui empêchent le soleil de faire fondre cette glace. Et je te trouve déjà bien courageuse d’en parler aussi librement.

  • je te trouve très courageuse ! tu t’attaques au vrai problème et tu ne te mens pas. Je pense que c’est déjà un très grand pas. Je t’admire beaucoup. Tu me sembles être une personne très forte! je te souhaite de réussir. <3

  • Comme toi j’avais attaqué WW (plus de 30kg à perdre) et j’ai flanché, mais là j’ai repris mes prévisions de menus, fait ma commande drive (moins de tentation qu’en magasin) et je réattaque.
    Courage.

  • Je ne sais pas qui oserait te taxer de faiblesse !
    Reconnaître que l’on a un problème et demander de l’aide demande beaucoup de courage. Je te trouve courageuse.
    Si je peux te souhaiter quelque chose pour 2017, c’est de trouver la bonne personne pour t’accompagner et surtout de retrouver la paix et de la bienveillance pour toi-même.
    On ne se connaît pas mais j’ai envie de te prendre dans les bras et de te dire que tu vas avancer. ça va peut-être être dur, sûrement long, mais tu fais le premier pas et …Bravo !
    Marion.

  • Hello petite mite dorée (je trouve que pour commenter un article pareil, on peut y aller sur les accessoires),
    Je ne commente jamais alors que je t’ai découverte cet été. Et pourtant je reviens te lire très souvent ! Tout d’abord, je voudrais te serrer dans mes bras, pour te montrer que, derrière l’Internet, il y a des petits cœurs qui sont tristes de te sentir triste. On en se connait pas donc je ne suis pas certaine que ça ait un impact formidable, mais quand même ;-). Et pour info, je ne suis pas une maniaque des câlins, je suis même plutôt rapia de ce côté là. Mais franchement, aujourd’hui, on va se lâcher sur les câlins (sauf si te faire caliner virtuellement par des gens inconnus te semble un peu incongru, ce que je peux comprendre hihihhi !).
    Ta situation fait écho à la mienne : je viens de réaliser que mes soucis de kg en trop ne viennent pas que de ma gourmandise, mais qu’ils sont le reflet d’un comportement pas du tout adapté. Bon, une fois qu’on a dit ça, on n’a pas le cul sorti des ronces… mais tout de même. C’est pour ça que je pense que tu as fait le plus dur : tu as mis le doigt sur le noeud du problème et c’est un pas de géant ! Quand on ne sait pas contre quoi on se bat, on n’utilise pas les bonnes armes.
    Côté solutions, il faut que tu réalises qu’il en existe. Et même de très très efficaces !!! Personnellement, j’ai appelé hier pour prendre un RV avec une.. magnétiseuse. Alors évidemment, je sais ce que tout le monde va penser : oh lala, la foldinguo, c’est qd même juste dde l’escroquerie ce truc, et pourquoi pas une voyante, ahahaha ! Sauf que cette dame, qui a ce nom de métier bizarre écrit sur sa plaque, elle a un truc en plus, un truc vraiment dingue. Je l’ai vue une fois il y a 2 ans et elle m’a plus apporté en 1 séance qu’en 3 ans chez ma psychologue (qui était pourtant chouette mais finalement je tournais toujours autour du pot). En gros, elle lit en moi comme dans un livre ouvert. C’est compliqué à expliquer. Mais j’avais bien retenu sa phrase « qd tu seras prête à te battre, tu y arriveras. En attendant, prépare toi, fourbis tes armes. Ensuite, je serai là si tu as besoin d’un soutien ». Actuellement, je ne peux pas dire que je sois au top de ma forme mais j’ai décidé de me lancer. J’en ai marre de subir ma vie et les kg qui m’entourent comme une protection. J’ai envie de passer à autre chose : ma mère n’a pas été tendre (elle ne l’est toujours pas, d’ailleurs) mais e ne vais pas passer le reste de ma vie à ressasser ça. J’ai bien d’autres choses à faire, plus intéressantes, plus belles. Je te souhaite la même chose. Courage, tu n’es pas toute seule et je pense fort à toi.

  • Bonjour,
    Très joli texte, très émouvant…
    Je ne connais pas toute ton histoire, mais d’après ce que je lis, tu es objective et te sens prête aujourd’hui à affronter ce qui ne va pas et ceux qui t’ont fait du mal… Courage ! Parfois, la vie est semée d’embûches, mais les personnes courageuses comme toi, qui se battent pour une vie meilleure, ne peuvent que finir par se relever et poursuivre leur chemin, la tête haute et le cœur léger.
    Cela ne vaut peut-être pas grand chose, mais je suis sûre que tu as les outils en toi pour réussir ce que tu entreprends !

  • Je voulais simplement par ce petit message vous offrir tout mon soutien.
    Je connais tellement le sentiment que vous décrivez. A moindre échelle peut-être et différemment c’est certain.
    Pour moi, c’était le moyen d’exister, de ne plus être invisible aux yeux des autres… Récemment, je me suis aperçue que je e trompais lourdement, que je n’avais pas besoin de me remplir comme cela pour être bien. J’ai perdu 20 kg grâce à WW. J’étais enfin identique à l’intérieur et à l’extérieur. J’ai pris confiance. J’ai lâché WW. Erreur ! Aussitôt, je suis retombée dans mes vieux travers.
    Alors, depuis 1 semaine, j’ai repris le chemin comme vous de WW. Parce qu’il me faut une béquille, un cadre pour ne pas dérailler…

    Tout cela pour vous remercier de mettre des mots sur ce que beaucoup d’entre nous ressentent… et vous souhaiter bon courage dans votre quête de vous-même. Vous êtes une femme forte et je suis sûre que vous réussirez à atteindre les objectifs que vous vous êtes fixée.

  • Coucou,
    Tu vas y arriver, avec beaucoup de patience et de la bienveillance envers toi. Sans doute un travail est-il nécessaire, tu peux faire appel à des thérapies comportementalistes comme l’hypnose, cela a bien marché sur moi qui avais un gros gros problème d’anorexie.
    Je t’embrasse je sais combien c’est difficile, mais ne baisse pas les bras, avance,
    Juste une dernière remarque, ton homme t’aime comme tu es depuis des années, tes enfants aussi,
    Bisous

    • Je commence seulement à accepter que les manquements de mes parents ne sont pas ceux de mon entourage d’aujourd’hui… Je garde une grande peur que mon mari m’abandonne, mais c’est vrai qu’il même depuis 15 ans bientot. Ce n’est pas rien!

  • J’ai tellement l’impression de lire ce que j’aurai pu écrire (même si je n’ai pas ton talent et ta plume …)
    Dis-moi ce que tu trouves comme option, je suis à le recherche, moi-aussi, de mon chemin, ma lutte.

    Je t’envoie du courage et des bises.

    Marie

  • Tu fais une analyse lucide de tes problèmes de poids, ça ne les règlera pas mais c’est déjà un grand pas il me semble.
    je suis dans un cas similaire
    toujours un peu ronde je dois faire le deuil de ce que la société appelle une silhouette de rêve mais j’aimerais au moins apprendre a m’aimer.
    dans ma vie si je comptabilise j’ai du perdre une centaine de kilos !!!! j’en ai repris autant et même plus
    tous les régimes ont fonctionné ….un temps
    a peu près en même temps que toi j’ai perdu 20 kilos en 4 mois début 2016, j’en ai repris 10 déjà a l’heure actuelle.
    je n’ai pas de solution, je n’ai pas de regard sur mon parcours je ne vois pas qu’est ce qui motive ces compulsions alimentaires
    j’aime manger, je suis gourmande, parfois j’arrive a me restreindre ( trop) parce que je refuse d’être obèse et d’autre fois je n’y arrive plus et quand je me lache ça fait mal. je ne saurais pas dire ce qui fait mon problème à part ça …
    et ça me pourri légèrement la vie

    • Je comprends bien…
      Peut-être qu’une thérapie comportementale t’aiderait?
      J’aimerais essayer… J’ai vu plusieurs psys à ce sujet mais je n’y suis jamais retourné une seconde fois. Peut-être que cette fois c’est la bonne! Peut-être qu’avant, je n’étais pas prête…

    • Je vois quelqu’un depuis 6 mois, une psy en comportement addictif. J’ai un passé un peu douloureux mais faut pas exagérer non plus… J’ai essayé de maigrir je ne sais combien de fois sans succès et je suis en train d’apprendre que je suis droguée au sucre et que c’est une « drogue » dont on ne se débarasse pas facilement. Je fais donc un travail sur le comportement

  • Je crois que c’est le moment idéal de faire la connaissance de mon amie Laurence Haurat. :) Appelle la de ma part. Elle consulte par skype aussi. C’est la plus bienveillante des psys nutritionnistes. Et elle n’aide pas à maigrir mais à avancer sur son chemin de réconciliation avec son corps. Moi elle m’a beaucoup aidée. Je t’embrasse et de souhaite une merveilleuse année 2017.

  • Plein de courage dans cette nouvelle voix…je pense que vous avez une super analyse, et plein de ressources pour arriver à un équilibre… Le vôtre :) Et les avis des autres…pfiou…On s’en fout ! C’est une plaisir de vous lire :)

  • Bonjour,

    Ton message fait écho à ma vie, même combat, même constat… Je suis malade et je ne peux pas m’en sortir seule… Il m’aura fallu 25 ans pour comprendre et accepter cela. Je suis suivie depuis deux ans j’ai l’impression d’avoir parcouru un chemin immense. Je suis passée par de profondes phases de désespoir l’impression que je ne pourrais jamais m’en sortir… Aujourd’hui je vais mieux mais je ne sais pas si je suis guérie d’ailleurs est ce qu’on peut un jour le dire ? Je reste vigilante. N’hesites pas à me contacter par mail si tu veux discuter… Bon courage.

    Elodie

  • Bonjour et merci pour partager avec tes lecteurs quelque chose d’aussi intime.
    En te lisant je me demande bien quels types de remarques blessantes pourraient t’être adressés, il s’agit de ton histoire et pas d’un sujet à controverse…
    Je ne sais pas si tu recherches des conseils et tu connais déjà sûrement beaucoup de choses, mais au cas où je voulais tout de même te dire que le pouvoir de la parole est énorme de ce que j’ai pu constater, et qu’une psychothérapie avec un rendez-vous par semaine permet déjà de débloquer beaucoup de choses. Pour l’aspect plus alimentaire, tu connais peut-être déjà Zermati qui a entre autre écrit des livres sur les rapports entre alimentation et émotions, et sur la rééducation alimentaire. Il y a le site gros.org qui propose beaucoup de pistes et des praticiens formés à leur méthode, qui permet de prendre le rapport alimentaire dans sa globalité et son aspect psychologique pour résumer grossièrement. Bon courage pour ton chemin et n’hésites pas à le partager avec nous, si tu en as envie bien sûr. Bonne journée!

    • Malheureusement, GROS à très peu d’adeptes à Toulouse, et je n’arrive pas à contacter les rares représentants. J’aime beaucoup Zermatt et apfeldorger oui!
      Je suis déjà une psychothérapie (je ne parle pas du poids mais de mon vécu, je revois mon psychiatre depuis septembre après 3 ans de pause -que je croyais definitive-)
      J’aimerais bien trouver un thérapeute comportemental (pas hors de prix)… Je vais bien y arriver à un moment! :-)

  • Bonjour à toi,

    Je lis ton blog depuis assez longtemps, je suis ton parcours, je m’y retrouve quelquefois, je comprend souvent.
    Aujourd’hui c’est un peu différent, car j’aurais pu écrire ce que tu écris, quelques blessures en moi car j’ai été plus chanceuse. Mais pour ce qui est de ce que tu viens de comprendre sur ton rapport à la nourriture, je peux te dire que ça y est, tu y es, tu es sur le « bon » chemin. Quand tu as commencé à parler de ton projet fonte des glaces avec WW, j’ai espéré que cela allait t’aider en sachant au fond de moi que tu avais juste besoin de passer par cette nouvelle étape avant de trouver ce « bon » chemin, en tous cas celui où tu ne te battras plus contre toi même. Ça aurait été inutile de m’adresser à toi à ce moment là, je le sais bien car j’ai suivi un parcours similaire.
    Sache que ça va prendre du temps, que la progression ne sera pas linéaire, mais sache aussi que tu vas te sentir libérée, et ça n’aura pas de prix. Tu vas devoir abandonner des fonctionnements et des projections qui étaient tes remparts mais qui aussi autant de poisons pour toi. Tu vas douter, tu vas vouloir revenir vers ce que tu connais parce que tu auras peur de t’être trompée. Et puis tu vas faire un pas après l’autre et petit à petit ta vie va changer, tu vas commencer à comprendre et tu ne reviendra plus jamais en arrière.
    Mais pour ça comme tu l’as très bien dit, tu as besoin d’aide et pas de n’importe quelle aide. Aussi je me permets de te donner un conseil, essaie de trouver un professionnel formé à la méthode Zermati, un nutritionniste comportementaliste par exemple. Pas de régime, c’est fini les régimes, vraiment fini pour toute la vie. C’est la seule issue bienveillante avec toi même.
    C’est ce que j’ai fait, après des années de bagarre inutiles et destructrices, après avoir cru être capable de tout maitriser, de m’en sortir toute seule, d’avoir assez de volonté… Aujourd’hui tout est différent, je dirais que je suis à mi-chemin, et je ne reviendrai plus jamais en arrière.
    C’est un peu brouillon, excuse-moi. Tu peux me contacter si tu as envie d’un échange plus détaillé.
    Je t’embrasse et je te félicite.
    VS

    • Merci beaucoup! Pour ton message aujourd’hui et pour ta bienveillance d’hier. En effet je n’étais pas prête l’année dernière à entendre que la voie que je prenais n’était pas la bonne. Et même si c’est un échec, je garde beaucoup de positif de cette expérience. Je ne la regrette pas, elle fait partie du cheminement.
      J’espère trouver un comportementaliste qui me convienne, j’ai l’impression qu’à Toulouse ils ne sont pas légion (oú je ne sais pas oú les chercher…)

  • Bonjour,

    Je lis le blog un peu en « sous-marin », je commente peu mais j’aime lire vos (tes) textes.
    Se retrouver face à soi-même n’est jamais évident. Il est parfois nécessaire, voire même obligatoire de se confronter à une épreuve, petite ou grande, pour avoir une prise de conscience de ce qui s’est passé, ou de ce qui se passe.
    Je dirais simplement que prendre le chemin de la compréhension de son passé, de son soi ( dans sa globalité, à la fois l’intérieur et l’extérieur, cette partie dont on a conscience et l’autre que l’on découvre), est souvent long et difficile, mais parfois nécessaire pour aller ensuite de l’avant.
    Je vous souhaite de trouver la façon la plus adéquate ( et la personne), pour entamer ce chemin, cette étape.
    Bonne Aventure (car s’en est une et pas des moindres).
    En dernier je vous adresse à toute la famille mes meilleurs voeux pour 2017.

    Isabelle

  • Chère lmo, je commente peu, je like beaucoup tes photos car je trouve ta petite famille charmante… et avec seulement deux petits je fais face aux mêmes problématiques, à la fatigue… et cette semaine moi aussi je suis retombée dans mes travers face à la bouffe et mis ww de côté. Je n’ai pas le même « sac de gravas » à porter comme tu dis et pourtant cette semaine je n’ai pas su freiner ce besoin de me remplir même si ça m’a rendu malade (ww à qd même changé mon organisme).
    Alors tout ça pour t’envoyer toute mon affection si jamais ça peut t’aider. Et te dire que chaque mini victoire, chaque craquage évité même minuscule est déjà un pas vers ta guérison. Bon chemin à toi et de gros bisous car ça fait toujours du bien (même si on ne de connais pas).
    Ps : un livre qui m’avait aidé à prendre du recul face à la nourriture : mangez en paix! De Gérard Apfeldorfer qui pourrait je pense t’aider.
    Et plein de courage!

  • Ne perds pas espoir! Jamais ! Admettre ses difficultés, c’est déjà 50% de la guérison. Tu n’étais pas prête avant, et alors? On s’en fout. Ce qui compte, c’est maintenant. Je suis moi aussi une ancienne toxico de la bouffe. Ça a pris du temps, mais j’en suis sortie. Je me suis faite aider par des pros. Il y a des associations formidables qui peuvent de mettre en relation avec des psys spécialisés qui sauront écouter et entendre ta douleur. Je te souhaite de tout coeur tout le courage nécessaire pour affronter cette épreuve. Tu peux déjà être fière de toi!

  • Moi, je te trouve au contraire très courageuse d’avoir essayé t même réussi ne serait-ce qu’un temps, et je te souhaite de trouver l’aide qui te permettra de venir à bout de tes démons et de mener ton projet à bien. ^^

  • J’ai envie de te serrer fort dans mes bras pour effacer tous les maux que je lis dans tes mots. Prend ton temps, guéris, aime toi. Aucune remarque qui pourrait être faite n’atteindra tout le mal que tu penses de toi pour le moment. Et c’est si dommage, et c’est si dur à porter. Je t’envoie tout l’amour possible, je te souhaite beaucoup de courage et de continuer dans ta volonté de te soigner à l’intérieur en premier, ce sera dur, ce sera violent et difficile à supporter mais tu seras libérée après et tes kilos resteront ou partiront, on s’en fout, ce qui sera top c’est que tu comprendras ta colère et que tu iras mieux, c’est tout ce que je te souhaite, sincèrement. plein de bises ! <3

  • Bonjour et bonne année :)
    Vous réussirez à dominer ces pulsions avec le temps, puisque vous avez conscience du problème c’est un pas décisif vers le mieux-être. Comme dit une fois, vous pouvez à titre de petit coup de pouce détourner les crises de boulimie en ingérant des aliments légers en calories, soupes de légumes, smoothies (à l’eau) de fruits rouges et d’agrumes, cela ne peut faire que du bien. Une petite remise en question du frigo, des placards de la cuisine et des menus de toute la famille est peut-être aussi à envisager ? Ce n’est pas une condamnation, juste une suggestion ;o) Bonne route et prenez soin de vous !

    • Oh les menus et les placards sont remplis de ce qu’il faut, quand je fais attention… Le souci c’est dans les phases oú je baisse les bras, alors les placards se remplissent de saloperies et les menus ne sont tout simplement plus d’actualité…
      Mais les 6 derniers mois ont été très éprouvants, Jai foi en l’avenir!
      Merci! :-)

  • Il ne fait pas de doute que c’est trop pour toi toute seule, et que tu auras besoin de pas mal d’aide sur plusieurs plans (nutritionnels et psy) pour y arriver.
    Pour la gestion de la colère, je peux te conseiller ce livre: https://www.amazon.fr/NOURRIR-SES-DEMONS-Collectif/dp/2890447804/ref=cm_cr_arp_d_product_top?ie=UTF8
    La méthode peut sembler étonnante, surtout pour un esprit cartésien, mais j’ai testé et validé…
    Je te souhaite beaucoup d’amour.

  • Quel beau message et quelle belle preuve d’amour tu es en train de te faire à toi-même. Ce chemin choisi qui semble, seulement en apparence, moins exaltant n’en est pas moins le plus précieux et le plus salvateur, celui qui mène à la lumière et à une nouvelle étape. Je ne te connais qu’à travers ton blog que je suis depuis 7 ans sans forcément commenter. Ton parcours me touche beaucoup ainsi que toncourage. L’année 2017 sera celle de la reconnection avec toi-même, avec tes émotions et je suis certaine que tu trouveras le moyen, tonmoyen pour les exprimer. J’ai découvert cela en 2016, ce fût une belle leçon. En commençant à exprimer mes émotions, en les reconnaissant et en acceptant de les vivre, je me suis aperçue qu’elles perdaient de leur force. Je me suis authorisée à être vulnérable et à reconnaitre la compléxité d’une situation ainsi que le fait que je ne pouvais pas changer grand chose. Et miraculeusement, c’est en exprimant tous ses différents sentiments et émotions que tout est retombé. Je leur avais donné une voix et en faisant cela je leur avait retiré leur pouvoir. C’est ce qu’on peut lire partout que cela provienne des livres de psychologie ou de méditation. Il faut cependant parfois vivre l’expérience pour comprendre exactement la teneur de ce qui est expliqué dans un livre.

    Alors tout ce que je peux te souhaiter pour 2017, c’est de vivre cette expérience, de t’autoriser à ressentir ses émotions de colère, de tristesse, de non-amour, de les exprimer et puis de les regarder s’envoler parce qu’elles auront été reconnues. Bonne route!

  • Je suis sure que maintenant tu as trouvé le bon chemin la route peut être longue mais certainement avec le succès au bout, quel qu’il soit cette démarche là te fera beaucoup de bien

    tu es courageuse, tu te bats et j’espère , non je suis sure que tu en sortiras victorieuse, mettre des mots sur les maux n’est jamais vain!

    Amicalement

    Nana

  • Bonjour un texte avec des vrais mots qui touchent quoi on fasse… juste un petit quelque chose les kilos moins on les perds vite mieux c’est. … . Connais tu la kinesiologue peut être que ça pourrais t’aider à faire taire les démons de ton enfance. On ne doit pas mériter l’amour de ses parents de sa famille cela devrait être normal…. gros bisous

  • Bravo pour ton courage (celui de t’exposer comme tu le dis, celui de voir les choses telles qu’ elles sont … et pour tout le reste )
    Je te souhaite du fond du coeur de trouver le chemin que tu cherches et d’y croiser des personnes bienveillants qui t’aideront à déposer ton sac de gravas et à t’aimer
    Au travers du filtre de ton blog je vois une jeune femme avec une sacrée volonté et une maman qui a coeur le bonheur de sa famille
    Merci pour tes partages
    Je t’envoie une cargaison de bonnes ondes et te souhaite le meilleur Ln

  • Cet article j’aurais pu l’écrire…
    C’est rassurant de se dire que l’on est pas seuls et que d’autres que nous doivent traverser un parcours bien au delà de compter des points, des calories ou autre…
    Ta capacité à poser des mots sur tes actions, tes sentiments etc. Est déjà le signe que tu as fait du chemin. Je ne dis pas que tout est fait mais je dis que c’est déjà un énorme pas en avant.
    Bon courage pour la suite ! ❤

  • Je vous trouve très courageuse face à cette remise en question qui doit être assez douloureuse et faire remonter beaucoup de choses. Il est toujours facile de juger, mais effectivement vous seule pouvez faire ce chemin intérieur, à votre rythme. Je m’étais toujours demandée comment vous arriviez à gérer les relations avec votre mère, (puisque je pense qu’il s’agit d’elle), et si vous lui en vouliez de ne pas avoir su vous protéger. C’est peut être justement pour vous protéger que ces choses là ne ressortent que maintenant, lorsque vous êtes prêtes à les affronter… Je vous souhaite un beau chemin de guérison pour 2017.

    • Ma relation avec ma mère a toujours été très compliquée et j’en prends pleinement conscience aujourd’hui…
      je ne lui ai jamais pardonné car elle ne m’a jamais demandé pardon. J’ai réalisé récemment qu’espérer qu’elle change était vain. Elle est toxique, accepter sa culpabilité est inenvisageable pour elle. Et je ne peux pas continuer à courir près une chimère.
      J’ai décidé de couper les ponts peu avant Noël.
      Pour Noël Jai flanché, je l’ai contactée pour qu’on passe une soirée tous ensemble, que les enfants la voient… passer un Noël « normal » quoi. Mais elle be m’a pas répondu et à envoyé un texto à m fille en lui disant qu’elle pourrait passer la prendre quelque part dans Toulouse, mais pas chez nous.
      Jai alors pris en pleine face que ce n’est pas moi qui ai coupé les ponts mais elle qui m’abandonne… Ma plus grande angoisse qui se concrétise. C’est dur…
      Mais c’est ainsi. Mon mari le soutient beaucoup, ainsi que ma fille aînée (même si ce n’est pas son rôle…)
      C’est très douloureux mais, quelque part, Cest également libérateur… Le processus de deuil peut s’enclencher… :-)

  • Je viens de découvrir ce blog et il ne pouvait pas mieux tomber. J’ai également des problèmes de poids ( depuis 16 ans) , comme toi, j’arrive à perdre 10 kilos mais je arrive pas à tenir plus (je devrais en perdre 30 pour être en bonne santé) , bref un combat permanent et à chaque perte, une reprise avec un ou deux de plus qu’au départ. J’ai donc décidé pour cette année 2017 de ne plus faire de régime mais de changer de comportement alimentaire et de me bouger davantage. De plus, j’ai découvert un bon moyen de contrôle grâce à la méditation que je pratique depuis 4 mois, c’est vraiment une bonne manière de soigner son âme. Mais pour résister au long terme ( c’est là le problème), je viens de créer une page Facebook où je m’engage publiquement et où je l’espère nous pourrons nous soutenir. En lisant ton témoignage, je me suis reconnue et j’espère vraiment qu’on arrivera à gagner ce combat.

  • Tu est une femme formidable, et tu as un courage que peu d’entre nous ont.
    Il n’y a pas qu’une raison à la prise de poids.
    Il n’y a pas qu’une solution à la perte de poids.
    Il n’y a pas qu’un psy qui peut nous aider.
    Il y a des milliers de raisons, des milliers de causes, des milliers d’aides comme des milliers de choses qui nous enfoncent, et il y a des milliers de chemins à prendre.
    Je te souhaite d’y arriver, en temps voulu.

  • Coucou ! Ca fait un moment qur je n’ai pas posté, mais je te suis attentivement via fb et twitter. Je ne peux te dire qu’une chose. Continue !

    Tu le dis toi même, tu te decouvre des choses que tu ne soupçonnais pas. Pour l’instant, ce ne sont pas des choses très agreables, mais un jour, ces trucs là se tariront, et tu decouvrira d’autres choses nettement plus sympa, plus belles, plus lumineuses. Utilise les outils dont tu disposes, dont tu as besoin. Tu es sur la bonne voie.

  • Ca se saurait si c’était si facile que ça de perdre beaucoup de poids, s’il n’était que question de « juste » moins manger etc. Sache que de l’extérieur, ton discours sonne très juste et pas du tout « elle se cherche des excuses ». Je te souhaite de tout coeur de trouver les professionnels qui sauront t’accompagner dans ta démarche, avec toute la bienveillance que tu mérites.

  • j’ai suivi l’opération fonte des neiges 😉 c’est un tournant certes mais ce n’est pas un échec. c’est ce que j’aimerai dire à ceux qui jugent juste à la reprise du poids. la prise de conscience est le vrai début du combat dans toute lutte. je te trouve exemplaire au vu de tout ce passé que tu portes, il n’y a pas plus lourd poids que le manque d’amour de ses parents … un quête perpétuelle parfois inaccessible. mais tu t’en nages bien et bientôt tu sortiras de l’eau. courage, force et amour de soi

  • Tu as certainement pris la bonne décision. Ce n’est pas qu’un problème de poids et de nourriture. Te faire aider ne peut qu’être bénéfique et je suis certaine que tu y arriveras car tu es une belle personne, une fille bien, et surtout…. AIMABLE ! Quelle que soit l’enveloppe….

  • Ton témoignage est poignant. Mais il faut absolument que tu arrives à positiver : même si tu as regrossi, tu as aussi pris conscience de tes émotions, de tes stratégies pour te protéger, des raisons pour lesquelles tu avais besoin de trop manger. J.Ph Zermati (mon héros ;-)) a souvent écrit que les rechutes faisaient partie du chemin. Il dit notamment qu’apprendre à manger en pleine conscience, apprendre à gérer ses émotions, c’est un peu comme apprendre à faire du vélo : on hésite, on essaie, on tombe, on hésite à nouveau, on refuse d’y retourner, parfois on retombe encore, mais dans tous les cas, on est sur le chemin pour y arriver… Alors tu devrais te féliciter pour tout ce chemin parcouru !

  • Bonjour,
    Il en faut du courage pour s’ouvrir et renoncer…. renoncer à la facilité. … je suis grosse moche du coup je me protège de tout … personne ne m approche….
    J ai jms réussi un seul régime. … seule ou avec de l aide…. je suis passée par là case bypass…. je revis mais tout explose…
    Une fous l explosion passée tout recommence à s apaiser … bien que je continue à fonctionner de manière différente par rapport à mes proches. … mais la c est un autre sujet!
    Si tu as besoin de parler à une ex-grosse toujours grosse dans sa tête je suis assez dispo entre deux tétés !
    Courage en tout cas

    • Merci pour ton témoignage!
      Je pense que la chirurgie est pas envisageable pour moi (je suis certaine qu’à long terme je regrossirais…) mais j’admire ceux qui osent passer par cette case, il faut du courage. :-)

  • J’ai fait de l’anorexie et c’est ce qui m’a permis d’accepter enfin l’aide psychologique. Parce que les troubles alimentaires relèvent toujours (ou dans 99% des cas) du psychisme et s’en sortir seule est je crois impossible ou très rare…
    Je peux juste te dire que ça sera dur, les prises de consciences, les souvenirs… On a pas envie d’en passer par là généralement. Mais je peux te jurer que ça fait (re)vivre. Je n’exposerai pas plus ma situation ici, mais si tu souhaites en parler tu as mon adresse mail, et ce sera avec grand plaisir :)
    Ce que tu fais demande une grande force, je l’ai compris, demander de l’aide c’est une des choses les plus dures et les plus fortes que l’on puisse faire. Je t’embrasse

  • Si tu savais a quel point je me retrouve dans ton temoignage. Pour ma part j’etais boulimique donc « seulement » en leger surpoids ou alors je « disparassais » pendant mes phases anorexiques.
    Mon sac de gravas n’est pas tout a fait le meme que toi mais j’ai aussi subi des abus mentaux / phisique enfant puis sexuel ado.
    Et comme toi il m’a fallu du temps pour accepter le fait que j’avais besoin d’aide. Je pensais que quitter la France serait assez mais finalement tout cela m’a rattrape.
    J’ai eu la chance d’avoir acces a une therapie gratuite pour les femmes ayant ete victimes d’abus ici au Canada et je continue a consulter de temps en temps.
    J’espere que ce sera le cas aussi pour toi, mais cel a m’a vraiment aide a « digerer » et prendre conscience de ma force mais aussi de mes limites.
    Je suis maintenant « guerie » meme si bien sur parfois je craque encore sur le chocolat ou le fromage en cas de stress! Mais j’ai aussi developpe des « coping mechanisms » plus sains et je me suis epanouie.
    Tu le dis bien, c’est vraiment un chemin tres personnel, et il faut prendre chaque chose en son temps.
    Cette culpabilite et cette image que donne la societe des personnes en surpoids comme n’ayant aucune volonte est vraiment biaisee et inutile.
    Desolee pour le commentaire fleuve! Et bon courage a toi pour la suite

  • J’ai lu un livre qui m’a permis de comprendre qu’une addiction (acceptable socialement ou non, légale ou non) reste une addiction.
    à partir du moment ou on est accro à un quelque chose, à un fonctionnement, à une personne et que ça nous rend malheureux, c’est une addiction. Si on arrête cette habitude, sans s’occuper du fond, on prend le risque de replonger dans cette habitude.

    Il paraît que les groupes ‘anonymes’ (genre outremangeurs anonymes, sur le modèles alcooliques anonymes) sont bien pour vaincre une addiction.
    Je te trouve super lucide et je pense que c’est déjà un grand pas.

  • Je te comprends tellement…. Les gens qui n’ont pas de troubles alimentaires ne peuvent pas comprendre ce qu’on vit, cette petite voix en nous qui détruit tous nos efforts à la moindre angoisse! Je continuerai de suivre et de soutenir ton combat… Moi je me suis fixée 30 kilos à perdre pour mes 30 ans, c’est mon défi de cette année et j’espère réussir et vaincre cette petite voix en moi…

    Je t’embrasse.

  • Bonsoir ! Je commente très peu mais je lis assidûment tes aventures. Tu es une belle personne et je suis vraiment heureuse de voir tout le trajet que tu fais. En tant que lectrice je t’avoue que c’était parfois dur de te sentir si dure avec toi-même et avec ton apparence. Changer cela prend du temps mais les changements seront plus durables et profonds et le bonheur ne se résume pas à un nombre de kilos perdus ou repris. Je trouve que ta démarche est très juste et je suis sûre que tu vas te réconcilier avec ton corps et tes sensations.
    Je me permets de te conseiller un truc qui m’a vraiment aidée à perdre du poids, c’est de supprimer au maximum le sucre de ton alimentation et de celle de tes enfants. Bon, j’imagine que tu y as déjà pensé ! J’ai personnellement pris cette décision après avoir vu « Fed Up », un documentaire sur l’industrie agroalimentaire aux USA, qui m’a beaucoup interpellée. Notament quand ils expliquent que « une calorie n’est pas égale à une calorie ». C’est très intéressant quand on réfléchit aux mécanismes chimiques qui nous ont amené à prendre du poids et à ne pas réussir à le perdre durablement. J’ai également beaucoup aimé le blog, les vidéos et l’instagram de Lucile Woodward. Je n’applique pas à la lettre tout ce qu’elle dit mais elle est très motivante et j’aime beaucoup son état d’esprit, qui pourrait t’inspirer aussi. En ce moment elle se commercialise pas mal mais en fouillant dans les archives du blog on voit plein de choses très bien écrites. Ses vidéos de fitness sont très bien à condition d’admettre que le niveau est souvent trop dur quand on reprend le sport, il faut y aller à son rythme et cela ira. Regarde aussi sa webserie sur son site qui est très chouette !
    Ce ne sont que des petits trucs que j’ai envie de te recommander pour continuer à te faire avancer dans ta démarche, parce que ces petits trucs m’ont beaucoup soutenue et guidée dans ma propre réflexion sur mon poids et mes émotions.
    Voilà, j’espère que tu ne trouveras pas mon commentaire trop maladroit. En tout cas bravo encore pour toute ta réflexion et l’intelligence de ta démarche !
    Prends bien soin de toi !

    • Merci beaucoup!
      Je pensais justement entamer un sevrage du sucre (ce poison moderne), non pas dans l’espoir de perdre du poids mais pour me « detoxifier ». J’avais fait une semaine sans sucre il y a quelques années, j’avais perdu genre 2 kilos sans me priver du tout et je me souviens que cetait une expérience vraiment chouette.
      Je vais regarder Lucille woodward, Jai déjà une coach sportive personnalisée à la maison en la personne de Mouflette! Mais je vais regarder tout de même!
      Merci beaucoup pour tes pistes!

      • Fais les séances de Lucile Woodward avec ta Mouflette !! Vous allez passer un super moment !!
        Ah oui aussi jette un œil au site d’Ariane Grunbach (« l’art de manger »). C’est une diététicienne qui a l’air vraiment intelligente ,maline et « anti régime ». Elle vient de sortir un livre, dont elle parle sur son site. Surtout tu peux la contacter par mail via son site et je suis sûre qu’elle pourra te donner des coordonnées de spécialistes sur Toulouse, qui travaillent dans le même état d’esprit qu’elle. Sinon je crois qu’elle propose des consultations à distance. A voir si cela te convient ! Contacte-la, elle parait vraiment intelligente.
        Bécots !

        • Merci beaucoup Hélène! Je suis sur les deux sites que tu m’as proposé. J’aime beaucoup l’énergie de Lucile Woodward.
          La seconde me rebute un peu plus, 90€/mois pour un suivi à distance, déjà c’est au dessus de mes moyens et je trouve ça un peu excessif… (On parle d’une heure au téléphone et d’échanges de mails…)
          Mais j’imagine que je vais trouver!! :-) L’approche est intelligente en revanche, et je suis sûre que la méthode est bonne, mais à ce prix là je préfère voir quelqu’un en face à face…
          Merci beaucoup pour tes conseils et d’avoir pris le temps de me les donner. Non seulement je te suis très reconnaissante mais cela m’aide à avancer dans mes recherches! :-)

          • Super ! Je suis ravie que cela te plaise aussi. Pour la diététicienne, je pense surtout qu’elle pourrait te donner des adresses sur Toulouse ! Elle a l’air de beaucoup travailler en réseau, avec des gens qui partagent ses valeurs. Tu as raison un suivi virtuel, je pense aussi que cela n’est pas terrible. C’est bien pour garder le lien si le travail a été bien entamé en « présentiel » et qu’on doit interrompre momentanément les rencontres pour x ou y raisons. Bonne semaine à toi !

  • Si quelqu’un ose te faire une remarque sur ton soi-disant manque de volonté ou autre, tu me dis, je viens lui péter la gueule !!!! Nan mais sérieux y a des gens si cons ???? Ton parcours force l’admiration. Je ne parle pas du poids mais de ce que tu as subi enfant et de là où tu es arrivée aujourd’hui malgré ces terribles casseroles et l’absence d’aide des adultes qui auraient dû te protéger ou a minima prendre ta défense a posteriori. Tu peux être fière de toi, hier, aujourd’hui, demain. Keep going

  • Je te trouve extrêmement courageuse, et clairvoyante aussi. Qui n’a pas vécu des crises de boulimie, oú d’hyperphagie, n’est pas en mesure de juger: cela répond à une angoisse profonde et ce n’est tout simplement pas maîtrisable la plupart du temps. Je le sais, je l’ai vécu, je vais mieux même si des crises modérées repointent le bout de leur nez de temps en temps. J’ai moi aussi un bagage un peu lourd à porter depuis l’enfance, ceci explique cela.
    Cela dit j’ai cherché, et trouvé une aide qui m’a été précieuse, en tâtonnant, en faisant parfois des pauses. J’ai fait une thérapie psychanalytique, 3 ans avec une 1 ère psy avec qui je n’ai pas vraiment accroché mais qui m’a tout de même permis de garder la tête hors de l’eau, puis 8 ans avec une autre, formidable, qui m’a littéralement sauvé la vie. Au bout d’un moment, j’ai senti les limites de cette approche et me suis tournée vers une sophrologue et des cours de yoga, j’avais besoin de considérer ce corps problématique autrement, du côté de son intériorité, de son vécu, de son ressenti, de le vivre et de le penser autrement qu’en terme esthétique, de poids…. ça me fait du bien!!! La sophrologie m’aide à gérer les crises d’angoisse et les insomnies, qui du coup se sont raréfiées.
    Ce qui est intéressant, c’est que j’ai consulté pour des crises d’angoisse et des insomnies, mais j’ai très peu parlé de mes troubles du comportement alimentaire dont j’ai toujours eu terriblement honte, mais ça s’est bien amélioré tout de même en s’occupant du fond du problème.

    Bon, commentaire un peu long, pas pour te dire de faire pareil, mais pour te soutenir dans ton souhait d’aller mieux et de prendre soin de toi. Je te lis régulièrement mais commente peu. Go girl!

  • Peu importe ce que pensent les autres, ils ont un vécu différents du tien, puis juger sans creuser est une activité dont certains raffolent. Ça serait sympa d’imaginer que t’es une pierre et que la parole des gens c’est de l’eau qui coule , et qui glisse par dessus. Le passé, tu ne peux pas le changer , les gens non plus .
    Mais tu peux travailler sur toi, le chemin va être long , fais toi aider ,et n’ai pas peur de changer de voie si tu ne te sens pas bien avec ton choix.
    La rapidité n’est pas 1 critère pour arriver où tu veux aller…l’importance c’est d’y arriver…DOUCEMENT ,MAIS SÛREMENT.
    Tu feras sûrement d’autres aller-retour dans ton parcours, essaye d’en tirer des avantages en te disant que c’est des pièces de puzzles qui sont indispensables pour finir une pièce unique (c’est TOI, avec tes imperfections et SURTOUT SURTOUT TES QUALITÉS.
    Tu ne t’apitoie pas sur ton sort, Tu fais un bilan de parcours , autorise toi aussi ces baisses de régimes, car cela fait partie des aléas de ton parcours. Il y a plusieurs noeuds à dénouer ici, alors on souffle un grand coup et on se dit on se lance et on verra bien.
    Je croises les doigts et les orteils pour toi.
    Bisous

  • Merci pour tous ces mots, je comprends, je comprends tellement ♡
    Je vous félicite pour votre parcours, pour vos réussites, vos décisions, c’est un joli parcours dont vous devez être fière.
    Vous êtes aimable telle que vous êtes, nous, lecteurs, vous trouvons adorable rien qu’en suivant vos aventures sur le net. Mais je comprends.
    Suivez le chemin que vous avez décidé d’emprunter, je pense qu’il vous aidera à mettre un peu de douceur dans ce parcours difficile. Je vous embrasse, bonne chance et bon courage

  • Quelle étrange expérience de voir son histoire traduite en mots -si justes- par quelqu’un d’autre…
    Je n’ai pas ton vécu, le mien est différent .j’ai mis longtemps à sortir d’une relation toxique avec le père de mes enfants…relation qui a mis à mal, à sac même, la confiance en moi que mes parents aimants avaient mis 20 ans à construire…humiliation,abnégation,violence psychologique et ces kilos qui s amoncellent.
    protection? défiance? je cherche encore les clés qui m’aideront à avancer.
    Mais ces mots…tes mots…je pourrais les croire sortis de ma bouche.
    Et j’en suis émue, c’est bête!
    Le chemin est long, mais un jour nous nous respecterons et peut être même que nous nous aimerons un peu, va savoir!
    En attendant , d’autres le fait merveilleusement bien, de nous aimer…alors puisons notre force la dedans!!
    Courage et douces pensées.
    Mel’, 40 ans tout neufs, 128 kilos pour 1,70m et la foi en l’avenir!

  • Je trouve l’analyse que tu as assez frappante, tant dans ces cas là on a tendance à se cacher et trouver de fausses raisons. Je te souhaite un grand courage.

    Si ça peut t’aider, une petite image:
    Les médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs), bien utilisés, ce sont des béquilles. Quand on se casse la jambe, on a besoin de béquilles, non pour guérir, mais pour continuer à vivre à peu prés normalement. C’est utile un moment, on est aussi content quand on en a plus besoin… mais ne pas les utiliser si on en a besoin est contre productif.
    Le thérapeute, lui, c’est comme un kiné. Et comme les kiné, on en trouvera beaucoup qui ne vont pas (parce qu’ils sont spécialisé dans un truc qui n’est pas le bon, parce que ce n’est pas leur jour, parce qu’on ne le sent pas et puis c’est tout). Il faudra en essayer plusieurs. C’est parfois décourageant et souvent compliqué, c’est long (comme une rééducation), on est pas certain du résultat, mais c’est nécessaire.
    Enfin quand on se casse la jambe, on hésite pas à solliciter son entourage, pour faire une course, porter un truc lourd ou passer l’aspirateur. Là, c’est plus compliqué, mais je te conseille (pour avoir été des deux côté, la malade et l’accompagnatrice), d’en parler à ta famille proche. Ce n’est pas comme si c’était une découverte pour eux, mais ce sera dur pour eux aussi (comme c’est dur d’assurer la part de travail de celui qui à la jambe dans le plâtre, et comme c’est sans doute parfois dur déjà de te voir aller mieux et aller moins bien)

    Et merci d’en parler. Les maladies de l’âme, ce sont des maladies, ça se soigne, on en guérit (il reste toujours des traces et on peut avoir besoin de traitements longs). Mais à force de les cacher, des dire « ça va, je gère », on en meurt aussi, faute de savoir que, comme une jambe cassé, c’est à un médecin qu’il faut s’adresser.

    • Merci à toi! Les AD, je suis plutôt contre, j’en ai pris jadis et les effets ont été atroces, de ce fait, je ne veux plus en entendre parler… En revanche, je vois un psychiatre depuis 11 ans (avec une coupure de 3 ans, je le revois depuis septembre), il m’a énormément aidé à avancer pendant toute la procédure pénale. Et aujourd’hui pour faire le deuil de ma mère. Mais j’aimerais voir quelqu’un spécialisé dans les troubles afin d’entamer une thérapie comportementale… Je sais pourquoi je suis grosse, la belle affaire, je ne sais pas comment maigrir durablement… Je veux apprendre…
      En effet, Cest une maladie et je suppose que je dois chercher les spécialistes pour m’aider à guérir!

  • Qui voudrait te lancer des pierres? Tu es pleine de bonne volonté, tu souffres, tu luttes et tu galères… à part t’envoyer des encouragements et te redire que tu es une belle personne, il faut te laisser cheminer doucement en prenant le temps. Ma soeur me fait beaucoup penser à toi, je l’adore je la vois souffrir et je voudrais tellement qu’elle soit aussi forte que toi. Ne baisse jamais les bras. Gros gros encouragements.

    • Je suis sûre que ta sœur est forte elle aussi… elle n’est peut-être pas au même stade du cheminement que moi, mais ça n’est jamais simple…
      J’espère qu’elle guérira, ma façon dont tu t’inquiètes pour elle est touchante, elle a une personne sur qui compter, Cest précieux! :-)

  • J’ai un peu la même silhouette, le stress, les crises d’angoisse, les ennuis qui me pleuvent dessus, un deuil insurmontable, ont fait que les kg se sont accumulés, j’espère avoir un jour le déclic qui me permettra d’arrêter de me réfugier dans la bouffe, bon courage, les kg c’est tabou on en viendra toutes à bout ! lol

  • Bonjour,
    Je pense que ce constat là est finalement le premier pas vers la guérison. Je ne sais pas si tu t’en souviens, mais je t’en avais parlé sur un de tes articles précédents : me débarrasser de mon fardeau, c’est ce qui est en train de me faire guérir. Ca va faire 1an en février, c’est peu sur toute une vie, je ne sais pas si c’est une guérison définitive, c’est d’ailleurs pour ça que je ne vis pas ma perte de poids comme une victoire. C’est seulement une conséquence (même si très positive) de mon mieux-être, et peut-être qu’un jour, pour une raison ou pour une autre, je sombrerai à nouveau.
    J’aime mon corps, je l’ai aimé déjà avant, même grosse, je l’aime toujours, pour sa capacité à endurer ce que je lui ai fait vivre, pour la protection qu’il m’a apportée quand j’en avais besoin.
    Aujourd’hui, mon objectif est vraiment de faire la paix dans mon esprit. D’apprendre à gérer mes émotions différemment qu’avec la bouffe. A les exprimer, à arrêter de refouler. Je suis sur le chemin, et pour ça, je serai éternellement reconnaissante à ma thérapeute.
    Je te souhaite un jour la même chose. Le chemin n’est pas facile, mais ce qu’il y a au bout vaut vraiment le coup.

  • Vos paroles m’ont profondément touchées car j’ai un peu l’impression de les avoir écrites…
    tout d’un coup je me suis dis « c’est ça que je vis !! » Même si cela ne résout en rien mon problème,
    je suis « soulagée » en quelque sorte que quelqu’un d’autre vive la même relation que moi avec la nourriture…
    pas pour vous bien évidemment… mais pour moi car mettre des mots sur des maux c’est un pas dans la bonne direction ! J’espère sincèrement que vous arriverez à vaincre vos démons pour faire la paix avec votre corps.

  • Ce soir je craque après une privation de deux mois et euréka je tombe sur un joli blog sympa réaliste la vie quoi et ce blog c’est le tien
    merci enfin une histoire humaine tout simplement merci merci bonne soirée

  • Certaines personnes jugent trop vite et si ce n’était qu’une question de volonté ça se saurait. Ce soir ma psy en comportement me disait qu’il est plus difficile de se débarasser d’une addiction au sucre que de la cigarette… Ton essai de l’année dernière n’est pas un échec mais juste une partie du chemin. En tous les cas, je suis derrière toi, courage

  • Bonjour,
    Je trouve toujours tes billets plus « perso » très intéressants.
    Je me retrouve bcp dans ce que tu décris. Ce ne sont pas des pbs avec la bouffe que j’ai, mais une bonne d’ anxiété, très vicieuse, qui surgit quand je ne l’attend pas,qui selon les périodes vont jusqu’aux crises d’angoisses, ou du gros stress qui peut durer sur plusieurs jours, avec la sensation de manquer d’air en permanence…pas mal d’hypocondrie aussi ( 2 ou 3 AVC par jours et deux début de crise cardiaque c’est fatiguant!)même si je le sais, c’est dur quand on est « dans la crise ».
    J’ai aussi un passé similaire au tien en terme de famille incestueuse, et comme tu en parlais dans un des derniers posts, découvrir la relation que l’on a avec sa mère sous un autre angle, avec plus de recul, de lucidité, de maturité, c’est dur, surtout quand on pensait avoir fait un peu le tour de ses pbs familliaux, et qu’on était enfin contente d’avancer!
    Ce qui est très positif chez toi, c’est que tu ne te voiles pas la face, tu ne te laisse pas couler, tu n’est pas dans le déni, tu sais ce dont tu as besoin (et ce n’est pas facile non plus de mettre en oeuvre les démarches pour aller mieux, même si on sait ce qu’il faudrait qu’on fasse : on a toujours peur de trouver autre chose, ou de réveiller ce qu’on pense avoir digéré et d’aller encore plus mal).
    Bref je n’ai pas beaucoup de conseils à te donner ; ) Ce qui me fais du bien à moi c’est le sport ( ma prof avec qui je prenais un cour par jour est en arrêt maladie depuis 4 mois, d’où une période plus dure pr moi, donc je marche dès que je peux, une heure de balade rapide me fait bcp de bien, je ne focalise plus sur ma respiration, la danse aussi, la musique, la radio, les bouquins (une « bonne » nourriture ; ).
    Bon courage, au plaisir de te lire,
    Morgane

    • Merci Morgane,
      Oui, découvrir le vrai visage de ma relation à ma mère est une véritable épreuve. Comme toi, je pensais vraiment que tout cela était derrière moi, que les plus durs combats étaient passés, et je me retrouve avec ça sur les bras, et le sentiment de repartir à zéro… Quelle fatigue…
      Cela fait du bien de se sentir moins seule! :-)

  • Bravo, mille bravos pour ta sincérité, et peu importent les commentaires que cela suscite, tu es sincère avec toi-même ! Probablement que ce régime « physique » était indispensable, pas pour décompter les kilos, mais pour mettre en lumière les autres chantiers à aborder. C’est le premier pas vers des nouveaux projets très personnels et je te souhaite beaucoup de sérénité pour aborder ce parcours.

  • Je te souhaite de trouver la paix en toi, de chasser autant que possible tes démons (et j’imagine à quel point cela peut être difficile) et ce bien que tu te feras à toi même se ressentira sur tes pulsions.
    Tu as beaucoup de courage pour t’exposer ainsi, et savoir reconnaître ses propres failles permets de faire un grand pas en avant vers un mieux.

  • J’arrive tardivement ayant un peu déserté les blogs ces temps ci… quel choc de renouer avec le tien par ces mots, mais qu’ils me parlent aussi ! ce combat que tu décris il est aussi le mien quoi que pour des raisons différentes mais nous avons toutes, n’est-ce pas, cette façon de se cacher dans ce yoyo infernal et interminable qu’est la perte de poids. 2017 sera certainement pour moi aussi le retour chez les WW , déjà vécu plusieurs fois, et moi aussi je cherche la motivation pour perdre en sachant que derrière, forcément comme à chaque fois , il y aura reprise… Je crois que les personnes comme nous qui vivent ce chemin interminable ont besoin de ce stade auquel on se dit qu’on avance et puis on verra bien. Bon courage alors pour ce parcours vers toi même, n’oublie pas que sous tes kilos semble se cacher une très belle personne !

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